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Permettre l'accès au logement de qualité pour tous
Il y a aujourd'hui à Valence une grave pénurie de logements sociaux.
Des demandes pour des HLM ne sont pas satisfaites alors que de nombreux logements sont inoccupés. Nombre de ces appartements restent fermés sans que leur réhabilitation soit envisagée. Par ailleurs, l' attribution des logements ne se fait pas dans la transparence .
Les nombreux programmes de construction de logements intra muros sont laissés à l'initiative privée . Les réalisations les plus récentes sont toutes tournées vers l'immobilier de standing. Les jeunes ne trouvent pas de loyers à leur portée. Mme la maire le déclarait elle - même dans « Drôme-Hebdo », 2 Février 2007 page 8 : « On constate que Valence est devenue une ville attractive pour les promoteurs avec des logements de qualité. Les offres des promoteurs sont nombreuses. Nous, nous souhaitons que les familles reviennent sur Valence. Pour les jeunes couples, il n'y a plus de terrains pour construire ».
Ce problème a été discuté lors de plusieurs conseils municipaux ; l'opposition a dénoncé le choix de la municipalité de privilégier les programmes de construction haut de gamme au détriment des opérations accessibles aux revenus moyens ou faibles. Elle a contesté l'absence de volonté de cette municipalité de s'engager dans une maîtrise du foncier qui lui permettrait d'orienter différemment qu'elle ne l'accepte aujourd'hui - voire qu'elle ne le suscite - le développement immobilier de la ville (lundi 26 mars 2007).
Nos propositions pour Valence
La politique du logement doit répondre à un triple objectif :
- Garantir la justice, c'est -à- dire le droit pour chacun, quels que soient ses revenus, de disposer d' un logement de qualité
- Assurer la mixité sociale en permettant le brassage des populations pour favoriser l'i ntégration, en faisant cohabiter les jeunes et les moins jeunes, en donnant toute leur place aux personnes handicapées par l'acc essibilité des logements, et enfin
- Protéger l' environnement en répondant aux enjeux du réchauffement climatique et de la pénurie d'éne rgie par la qualité des bâtiments.
1/ Stopper la véritable ségrégation sociale, ethnique et spatiale qui s'est opérée sous la conduite de Mr Labaune durant ses deux mandats
Cette ségrégation, cette relégation des plus démunis dans les quartiers qui leur sont assignés, leur éloignement contraint vers les périphéries sont lourds de menaces : c'est la cohésion de la cité et la capacité à vivre ensemble qui sont en cause et nous en connaissons le prix qui est l'accumulation des problèmes dans les ghettos : échec scolaire et chômage massifs, insécurité. Une équipe municipale soucieuse de cohésion sociale et d'équité utilisera le droit de préemption en matière d'acquisition de terrain et d'immobilier ancien, pour stopper le processus de ghettoïsation et mettre à la disposition de ceux qui en ont besoin des logements sociaux disséminés en ville. En effet, même si la ville de Valence, à la différence de Bourg ou Granges, remplit bien le quota de 20 % de logements sociaux, ceux - ci se trouvent concentrés dans les quartiers de Fontbarlette, du Plan et du Polygone pour l'essentiel.
Une intercommunalité responsable, enfin réalisée, permettra de redéfinir une politique du logement social à l'échelle de l'agglomération.
2/ Mettre une politique du logement au service de l'environnement
L'habitat est le secteur le plus vorace en énergie : 42,5% de l'énergie finale consommée . Le Grenelle de l'environnement préconise que des mesures énergiques soient prises : dès 2010 un tiers des nouvelles constructions devra répondre aux normes de basse consommation d'énergie : 50 kilowatts/m2/an au lieu des 240 consommés actuellement en moyenne (330 dans les bâtiments anciens) ; en 2012 la norme HQE (haute qualité environnementale) devra être généralisée à l'ensemble des nouvelles constructions, comme il est techniquement possible et déjà réalisé dans quelques ouvrages exemplaires (tel l'INEED à Alixan). En ce qui concerne le logement ancien encore plus gaspilleur d'énergie, les remises aux normes sont impérative s. T oute cession de logement devra être précédée d' un bilan énergétique et d' une mise aux normes que des mesures fiscales diverses rendront possibles : crédits d'im pôts, « prêts co2 » sur le modèle allemand, accords avec des banques pour un préfinancement des investissements gagé sur les économies d' énergie à venir.
« Valence : une énergie à renouveler » s'engagera sur ce projet ambitieux qui répondrait aux questions de l'environnement mais aussi aux problèmes d'emploi. La mise en œuvre de ce programme sera génératrice d'emplois non délocalisables pour de nombreuses années .
3/ Développer un urbanisme écologique et convivial
Le développement de zones vouées à la consommation comme celle des Couleures tandis que le centre ville périclite malgré les coûteux travaux des boulevards, nous paraît aller à l'en contre d'une politique de ville harmonieuse. Nous souhaitons voir se développer des écoquartiers comme il en existe dans d'autres commune s. Le s problèmes sociaux et environnementaux montrent qu'on doit désormais éviter les constructions pavillonnaires gaspilleuses d'énergie aussi bien pour le chauffage que parce qu'elles induisent des déplacements individuels.
L'habitat doit évoluer vers des immeubles de taille moyenne, respectant des normes écologiques et réunissant des populations diverses : familles, personnes âgées, personnes porteuses de handicaps. Des services collectifs peuvent être mis en place dans ces structures (buanderies collectives par exemple).
Ces logements doivent être desservis par des transports en commun bien organisés, avec des commerces de proximité, des espaces verts bien répartis, des jardins familiaux...
Nous nous engageons à repenser l'urbanisme de la ville, à concevoir une ville écologique et conviviale. L'habitat peut être demain, le fer de lance d'une politique de justice sociale, de créations d'emplois et de responsabilité pour l'environnement.
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