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Vivre ensemble en sécurité à Valence
Valence est marquée par une considération inégale entre les quartiers de la ville, ce qui crée un sentiment d'injustice et génère des actes de violence. 53 millions d'euros sont dépensés pour les boulevards au centre ville, un projet plus sobre aurait permis des aménagements dans d'autres quartiers en périphérie.
La sécurité des citoyens dans leur vie quotidienne ne peut pas être assurée de façon durable sans agir à la fois par la prévention, l'éducation, la sanction, la réparation. La tranquillité publique implique la mobili sation des collectivités publiques, des administrations, des associations, des éducateurs aux côt és des familles. C'est aussi en agissant en faveur de la justice sociale que nous traiterons les problèmes de sécurité des biens et des personnes.
Nos propositions pour Valence
- Renforcer le lien social par un accompagnement social des familles, par la présence humaine dans les lieux sensibles : gardiens d'immeubles, travailleurs sociaux, éducateurs, médiateurs...
- Organiser des lieux de parole pour les jeunes et leurs parents, des lieux de médiation pour régler les conflits sans violence.
- Conforter la police municipale dans son rôle de prévention, d'écoute, de relation d'aide aux habitants, de surveillance du patrimoine, de règlements de conflits de voisinage. Leur armement est inacceptable : l'ordre public doit rester une prérogative de l'Etat. Des rencontres régulières entre la police nationale, la justice et la police municipale doivent être organisées dans le cadre du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, sous-utilisé à Valence.
- Créer une structure en régie municipale regroupant les acteurs de médiation et de tranquillité p ublique en lien avec les acteurs concernés. La médiation sociale, c'est avant tout une démarche d'écoute et de prévention au service de la cohésion sociale. Ces emplois, diurnes ou nocturnes, concernent l'espace public, les transports urbains, l'habitat social ou encore le champ social et culturel. Révélatrice du besoin de réponses nouvelles à des problèmes sociaux de plus en plus complexes, cette démarche de proximité s'est fortement structurée tout en maintenant une adaptation aux contextes locaux. Cependant, et malgré tous les acquis, l'avenir de la médiation sociale pose les questions des conditions de sa pérennisation, du décloisonnement des services publics et de l'évolution des métiers de l'humain, ainsi que de la poursuite de sa professionnalisation. La nouvelle municipalité doit se mobiliser sur trois enjeux :
- La contribution de la médiation sociale à la cohésion sociale et à la tranquillité publique. Les agents de médiation traiteront , en priorité, des situations conflictuelles entre Valentinois, des dysfonctionnements d'ordre technique (pannes d'ascenseurs, d'éclairage...), signaleront les dégradations, observeront et sécuriseront les lieux désignés comme posant problèmes (halls d'immeuble, jardins, squats).
- La consolidation de ce champ professionnel et des partenariats;
- Les conditions de la pérennisation et de la professionnalisation des services et des emplois.
Une structure de droit privé
Cette nouvelle structure devra être une régie autonome personnalisée. Elle sera gérée par un conseil d'administration composé d'élus municipaux (avec un ou deux élus de l'opposition) et de représentants de la société civile (office des sports, hôpital, Education Nationale, associations de bailleurs...). Les premiers assurant la réactivité en cas de problèmes dans les quartiers, les seconds garantissant une implication et une autorité professionnelles dans la problématique du lien social. Et comme il y a encore un vide juridique concernant le métier de médiateur (celui-ci n'est pas reconnu et n'a pas de convention collective), la structure de droit privé pourra fonctionner grâce aux dérogations des services de l'Inspection du travail. Les ressources de cette régie sont constituées d'une subvention municipale de l'ordre de 600 000 euros, complétée par une aide de 30 000 euros environ au titre de la politique de la ville. Enfin la structure sera intégrée au CLSPD (Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance).
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